Commune de Fains-Veel
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histoire de Fains et de Véel

HISTOIRE DE FAINS

LES ORIGINES DE FAINS :

    Situé aux confins de la Champagne, aux portes de la Lorraine dans la vallée de l’Ornain, Fains est dominé par des coteaux boisés dont l’un, dans les temps les plus reculés, aurait été un lieu sacré dénommé Fanum : nom qui servait plus généralement à désigner un temple naturel avant la conquête par les romains. De Fanum viendrait le nom de Fains.

    Un camp romain dont on distingue encore nettement les contours fut ensuite érigé à la place du Fanum. En 1792, à la veille de la bataille de Valmy, le Général Kellermann y établit son bivouac.

    La voie romaine, reliant Reims à Bar-le-Duc, passait à Fains, qui fut aussi une des plus anciennes chrétientés du pays barrois : Saint Mansuy y vint professer publiquement le christianisme en l’an 312 du temps de l’Empereur Constantin Ier

L’EGLISE

    L’église domine Fains de sa silhouette trapue ; son clocher, peu élevé, est une tour carrée coiffée d’un toit à quatre pans. Sa construction remonte probablement à la fin du XVème siècle ou au début du XVIème siècle.

LE CHATEAU

    Au château de Fains mourut en 1508 René II, duc de Lorraine, vainqueur de Charles Le Téméraire.
  Michel de Nostredame, plus connu sous le nom de Nostradamus, y séjourna sous le règne de Charles III (1545-1608) et Mazarin y dirigea le siège de Bar-le-Duc du 9 au 24 décembre 1652.

    Ce château, en pierre de taille de Véel, était situé sur l’emplacement d’une partie des jardins de l’ancien presbytère, où s'élèvent actuellement des habitations HLM. Initialement, il n’était élevé que d’un étage avec de vastes greniers et des mansardes. Au XVIIIème siècle, il fut exhaussé par le Marquis de Beauvau.

    Il appartint successivement aux familles suivantes :

  • les Florainville (1400-1663) premiers seigneurs de Fains,
  • les Beauvau (1663-1747),
  • les Nettancourt (1747-1819), dont les héritiers le vendirent le 28 juin 1819. 
    Les frères Toussaint, entrepreneurs de bâtiment à Combles le démolirent et ses matériaux furent utilisés à diverses constructions dans le village.

LE MONASTERE DES TIERCELINS

    Charles de Florainville, Seigneur de Fains, fonda le 2 mars 1633 près de son château un monastère. Cet illustre et généreux bienfaiteur posa, le 6 juillet 1633, la première pierre de la chappelle dont les constructions furent terminées en 1635. Le monastère fut supprimé au moment de la Révolution en vertu de la loi du 2 novembre 1789 et fit partie du domaine de l’Etat.

    Le 14 mars 1790, les commissaires nationaux entrèrent chez les Tiercelins pour rédiger l’inventaire et interroger les cinq pères et les deux frères convers qui habitaient la maison.

    Les religieux durent quitter leur monastère le 12 février 1791. La maison conventuelle avec ses dépendances fut adjugée le 15 juin 1791 au Sieur Robert, ancien Maire de Fains, résidant à Bar.

LE CENTRE HOSPITALIER SPECIALISE

    Le 5 juillet 1808, Napoléon I er prit un décret afin de lutter contre la mendicité, véritable fléau social.

    Par décret du 22 novembre 1810 est décidée l’implantation à Fains du Dépôt de mendicité ; les bâtiments et terrains dépendant de l’ancien couvent des Tiercelins seront mis sans délai en état de recevoir 4 à 500 mendiants. Le Dépôt de mendicité commencé en 1811 fut terminé en 1812. Il ne fut jamais utilisé dans sa destination première.

    Lors du repli de la Grande Armée, en 1813, de nombreux soldats blessés ou atteints de typhus devaient être admis dans le Dépôt de mendicité qui était libre.

    Du 26 juin 1815 au mois de février 1816, l’établissement servit encore d’hôpital militaire mais cette fois pour les troupes russes. Le Dépôt de mendicité resta ensuite inutilisé pendant plusieurs années.

    Dans sa séance du 14 septembre 1822, en présence du Duc de Reggio, le Conseil Général se pencha «sur le moyen d’utiliser avantageusement le beau bâtiment de Fains et d’y établir un hospice départemental où seraient admis les individus atteints de maladies qui ne se traitent pas dans les autres hospices du département…»

    L’Hospice devint Asile d’Aliénés à partir du 1er janvier 1842. Avant l’établissement du canal et de la voie ferrée (1842), l’hôpital était relié à la route de Bar à Vitry par une avenue centrale bordée de peupliers.

FAINS AU COURS DES DERNIERES GUERRES

    En 1872, le nombre considérable des malades de la garnison de Bar-le-Duc obligea le Préfet à chercher des locaux suffisants, tant à l’hospice de Bar-le-Duc qu’à l’Asile de Fains. Du 30 novembre 1872 au 1er mai 1873, deux compagnies d’infanterie, une ambulance… et une vingtaine de chevaux s’installèrent à l’asile dont prés servaient de terrain de manœuvres.

    Au cours de la guerre 1914-1918, le secteur de Revigny, au mois de septembre 1914, marqua la jonction entre le 5ème et le 15ème corps de la 3ème Armée commandée par le Général Sarrail. L’ordre d’évacuation fut donné aux habitants de Fains le 6 septembre.

    Les lignes furent un moment à quelques kilomètres. Les troupes allemandes qui avaient occupé Revigny, atteignirent Laimont sans déboucher vers Mussey et Fains. Le plateau de Vassincourt fut nettoyé des troupes allemandes au cours des 11 et 12 septembre. Pendant cette guerre, l’hôpital accueillit des réfugiés.

    Au cours de la dernière guerre, le 12 juin 1940, l’hôpital reçut cinq bombes faisant deux morts et trois blessés. Dès le 14 juin, les troupes allemandes prenaient possession de l’établissement.

    Fains fut libéré le 31 août 1944 par l’arrivée de la 3ème Armée américaine.

…ET DE VEEL

    Le village de Véel a porté dans le passé les noms de Velis, Veez, Veelium. L’origine de ce nom viendrait du gaulois VIDU – bois - plus le suffixe ELLU : plaine entourée de bois.

    Le village de Véel eut beaucoup à souffrir des guerres. En 1544, les soldats de Charles Quint envahirent le pays barrois ; ils tuèrent le maire de Véel, brûlèrent et ruinèrent le village.

    De 1648 à 1655, le village de Véel fut complètement abandonné à cause de la guerre.

    L’église, bâtie au milieu du XVème siècle, est du style ogival flamboyant. On remarque le portail, du même style, avec la statue de la Vierge, au milieu, Saint Jean-Baptiste à sa gauche et Saint Paul à sa droite.

    L’évêque constitutionnel de Verdun, Jean-Baptiste Aubry, fut curé de Véel et député aux Etats Généraux de 1789.

    Le nouveau château de Véel a été rebâti en 1770 sur l’emplacement de l’ancien dont il ne reste plus que quelques murs et une tour carrée autrefois fortifiée.

    Au cours de la guerre 1914-1918, le 7 septembre 1914, le 15ème Corps d’Armée s’est regroupé à Véel avant de participer à la bataille de Vassincourt. Le château de Véel abrita de nombreux blessés.

        Au cours de la seconde guerre mondiale, le 13 juillet 1944, un avion canadien touché lors d’un bombardement sur Revigny, s’écrasa sur le plateau. Six aviateurs y trouvèrent la mort.